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OGM : Séralini republie son étude contestée pour relancer le débat!

Publié le 14 Juillet 2014 par Eco-Nature in Alerte à la santé

 

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Le professeur français, Gilles-Eric Séralini, a annoncé mardi 24 juin une nouvelle publication de son étude controversée sur les effets toxiques sur les rats d'un maïs OGM et de l'herbicide Roundup, cette fois-ci dans la revue "Environmental Sciences Europe".

Cette étude avait été publiée à l'origine en 2012 dans une autre revue, "Food and Chemical Toxicology", qui l'avait ensuite retirée, ne la jugeant pas assez probante en raison de sa méthodologie. Un article à l'origine de notre dossier "Oui, les OGM sont des poisons !"

Légèrement remanié dans sa forme, le nouvel article s'appuie toutefois sur la même étude sur les rats, qui a donné lieu à de nombreux débats scientifiques. Il pointe "la toxicité du Roundup et ses impacts sur les organes de détoxification du corps, le foie et les reins ainsi que sa capacité à perturber le système hormonal à très faible dose", souligne l'association Criigen, dont est membre le Pr Séralini, biologiste moléculaire.

"Des observations similaires ont été faites sur les OGM, notamment du fait des résidus de pesticides, mais aussi à cause de modifications génétiques", ajoute le Criigen (Comité de recherche et d'informations indépendantes sur le génie génétique).

L'étude du professeur français pointait, avec d'impressionnantes photos à l'appui,  des tumeurs accrues chez les rats nourris pendant deux ans au maïs NK603.

 

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Développement de tumeurs chez les rats après consommation de maïs NK603

selon l'étude de Gilles-Eric Séralini

 

Rouvrir un débat controversé  

Winfried Schröder, éditeur pour la revue "Environmental Sciences Europe", indique dans un communiqué souhaiter en republiant cet article, "permettre une discussion rationnelle" sur ces travaux.

 

Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces conventions méthodologiquement nécessaires", poursuit-t-il.

Cette publication se fait en "open source", ce qui fait que les données sont en accès libre pour l'ensemble de la "communauté scientifique", "ce que l'industrie s'est toujours refusée de faire au nom du secret industriel ou de la propriété intellectuelle", souligne le Criigen.

 

 

L'étude récusée par l'Agence européenne

Publiées en 2012, les conclusions de l'étude du professeur Séralini sur les effets sur les rats du maïs NK603 et de l'herbicide Roundup fabriqué par Mosanto, avaient été rejetées par l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) et l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en France. Mais elles ont nourri un débat d'une ampleur inédite sur les protocoles utilisés pour tester les OGM.

Les agences sanitaires française et européenne avaient notamment recommandé que soient conduites des études sur les effets à long terme de la consommation d'OGM, quasiment inexistantes aujourd'hui.

La revue "Food and chemical toxicology" (groupe Elsevier), qui l'avait publiée, a retiré l'article en novembre dernier en mettant en cause la méthodologie (nombre et type de rats utilisés). Le professeur Séralini avait relié cette décision de retrait à l'arrivée dans le comité éditorial de la revue de Richard Goodman, "un biologiste qui a travaillé plusieurs années chez Monsanto".  

( Source & copyright Le Nouvel Observateur - Actualités - Planète 24 juin 2014)  

 

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Pour aller plus loin : 

 

- Comité de Recherche et d'Information indépendantes sur le génie Génétique 

- Etude toxicologique de long terme sur le maïs OGM NK603 et le Roundup associé

  Version française => In Vivo

  Version espagnole => In Vivo

- Article : OGM le scandale de trop 

- Article : OGM : les anciennes ministres de l'Ecologie plaident pour Séralini 

- Article : OGM : l'étude de Séralini balayée par l'Agence européenne 

 

 

 

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